La vie m'abandonne
me laissant, en sursis
mes souvenirs s'envolent
et j'oublie qui je suis
s'effilochent, partent,
en lambeaux
je ne les emporterai pas,
au fond de mon tombeau
alors qui suis je, si
je n'ai plus, de mémoire
je me fond dans le tout
dispersé au hasard
j'reprend ma place dans l'univers
en oubliant mon moi
je deviens lui, tu vous
bientôt je, ne sera plus la
ma conscience s'évapore
dans des sphères, supérieurs
la matière qui me crée
cherche déjà, un ailleurs
plus de bien plus de mal
les remords, les regrets,
à l'approche de la mort
l'innocence, renait
doucement je disparais
mais je n'ai plus peur de çà
bien qu'il soit différent dans ce sens la
je reprend un sentier que je connais déjà
je le sais je le sens,
je rentre juste chez moi
doucement je disparais
mais je n'ai plus peur de çà
bien qu'il soit différent dans ce sens la
je marche sur un sentier que je connais déjà
je le suis je le sens,
je rentre chez moi
pas si mal comme je pu
seul j'ai fait,
mon temps
voici venu le temps,
de s'en aller
au vent
pas trop mal en tant qu'homme
j'ai fait ma vie,
mon temps,
voici le temps en somme,
de redevenir, enfant
je repense à ma mère, que
j'aimais tant
et reviens son visage
son parfum
et son chant
je m'élève dans les airs,
et je plane, en pleurant
pas des larmes amères
mais de, remerciements
déjà,
dans le ciel étoilé
un peu de lui, de moi
dans le ciel étoilé
je brille un peu, et je crois
dans le ciel étoilé
un peu de vous, de moi...